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Personal Map : développez l’identité d’équipe !

J’ai récemment débuté l’accompagnement agile d’une équipe qui s’est fixé pour objectif d’améliorer l’ambiance générale au sein du groupe. Un des critères de succès consiste à mieux se connaître. Dans ce cadre, ils m’ont demandé d’organiser des ateliers pour permettre à tous les membres de l’équipe – les membres de la Dev. Team, le Product Owner et le Scrum Master – d’en apprendre davantage les uns sur les autres, à titre professionnel et personnel.

J’ai donc décidé d’organiser un premier atelier d’une heure sur le thème du « Personal Map » issu du Management 3.0.

Objectif du Personal Map

L’objectif de cet atelier est de créer du lien, de l’empathie, de la collaboration et de la confiance au sein d’un groupe en en apprenant davantage sur les personnes avec qui nous travaillons.

Le Personal Map permet de raconter son histoire à travers huit axes :

  • Formation
  • Parcours professionnel
  • Loisirs et centres d’intérêt
  • Famille
  • Amis
  • Valeurs
  • Objectifs
  • Domicile/foyer

Les participants vont donc cartographier leur histoire à l’image d’un Mind Map, en enrichissant chacun des axes de leur expérience.

Matériel

  • Des post-it blancs géants (ou des feuilles A3 a minima)
  • Des feutres de couleurs différentes
  • Des crayons de couleurs
  • Des post-it
  • Des ciseaux
  • De la colle
  • …tout autre élément permettant aux participants d’être créatifs dans la réalisation de leur map

Déroulé

Dans ce cas précis, nous ne disposions que d’une heure pour réaliser l’atelier. Afin de respecter le temps imparti, j’ai choisi de jouer le Personal Map selon le déroulé suivant :

  1. Présentation de l’objectif et du déroulé de l’atelier aux participants.
  2. Création du Personal Map par les participants de manière individuelle à l’aide du matériel à disposition. Les encourager à être créatifs : mots, images, symboles, … tous les moyens sont les bienvenus pour mettre à plat leur histoire.
  3. Présentation de chaque Personal Map à l’ensemble du groupe.
  4. Partage des apprentissages et de la façon dont le groupe va l’utiliser par la suite.

Les participants ont apprécié l’exercice. Ils ont appris à mieux se connaître et se sont découverts des points communs.

Ils ont également mis en lumière des sujets sur lesquels ils ne se rejoignaient pas. S’ils n’ont pas tous les mêmes centres d’intérêt, cela leur a permis de s’ouvrir aux autres et de mieux se comprendre.

Pour aller plus loin et si le temps vous le permet, une fois les maps présentées, donnez l’opportunité aux participants de choisir un nom d’équipe à partir de ce qui les réunit et de créer leur totem, c’est-à-dire créer la base d’une identité commune.

Quelques conseils

  • Encouragez l’équipe à conserver ces maps et à les rendre visible.
  • Cet atelier a été réalisé en 1h. Pour respecter le time-box, nous avons limité la présentation des maps à 3 minutes par participant. Cela a pu sembler court pour certains. Pour plus de confort, allongez la durée à 1h30.
  • Il faut toutefois garder à l’esprit que ce temps-là ne sera pas suffisant pour que tous les membres de l’équipe se connaissent en intégralité : c’est un début ! Nous envisageons de réaliser d’autres ateliers de ce type avec l’équipe que j’accompagne.
  • Un ice breaker est le bienvenu pour mettre les participants en condition de se dévoiler.

Quelques variantes

Le Personal Map peut être adapté de plusieurs façons différentes, en fonction de votre contexte. Par exemple :

  • Pour les équipes qui se connaissent déjà un peu, faites présenter les maps par un autre membre de l’équipe.
  • Pour les ateliers à très grand nombre de participants et/ou à longue durée, utilisez le Personal Map en fil rouge de l’événement en demandant aux participants de compléter les maps de leurs collègues. Cela générera de la discussion au sein du groupe.

 

Si vous aussi vous avez animé cet atelier, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaires.

Récit d’une aventure enrichissante… Ou comment un objectif commun peut booster une équipe

Toulouse, le 4 juillet 2019. Après plus de 6 mois de révisions intensives, nous y sommes enfin. L’équipe des coachs agiles SQLI s’apprête à passer la certification de coach professionnel.

Pour plus d’informations sur la formation que nous avons suivie, je vous invite à lire cet article : Quand « se former » rime avec « apprendre à coacher »

Angoissée, la boule au ventre, il me tarde d’en finir. Pourtant, quelque part au fond de moi, je ressens un petit pincement. Ce pincement, c’est la nostalgie de ce qui s’est construit durant ce dernier semestre et qui va, je l’espère, se poursuivre : une équipe d’individus qui marchent dans la même direction, avec le même objectif, les mêmes ambitions et qui peut compter les uns sur les autres.

Dans cet article, je voudrais revenir sur ces 6 mois de préparation à la certification de coaching professionnel. Et, à travers cette histoire, j’aimerais illustrer comment le fait d’avoir un objectif commun dans une équipe permet de décupler l’engagement des individus, de booster leur motivation et leur performance.

Souvenons-nous d’un des principes du manifeste agile : « Construisez vos projets autour d’individus motivés. Donnez-leur l’environnement et le support dont ils ont besoin et faites-leur confiance pour faire le travail ».

Evident, n’est-ce pas ? Mais comment faire ? Sans avoir la prétention d’avoir la réponse, je souhaite simplement partager l’expérience que j’ai eue, en espérant que cela puisse vous être utile.

En novembre 2018, nous avons entamé notre première semaine de formation au coaching professionnel, dispensée par l’école de coaching MHD. Au programme, deux semaines de formation devant nous permettre de développer un sujet qui nous tient particulièrement à cœur : le coaching, indépendamment de toute considération agile.

A l’issue des deux semaines de formation, aller jusqu’à la certification a été pour certains d’entre nous une évidence. Cela représentait six mois de préparation et un investissement personnel et individuel de l’ordre de quarante jours.

Notre management a approuvé la démarche de certification et ensemble, nous avons posé les conditions suivantes :

  • Chaque membre de l’équipe de coach SQLI agile possède un temps dédié au travail en commun sur des sujets agiles (veille, innovation, REX, …). Nous pouvions utiliser une partie de ce temps de veille pour travailler à la certification, mais, l’ensemble des coachs agile ne participant pas à la démarche, nous devions tout de même garder du temps pour les sujets agiles.
  • Le reste du travail de certification devait se faire sur du temps personnel.

Les conditions posées, nous avons pu démarrer la préparation de ce qui allait devenir un projet commun pour l’équipe.
J’ai personnellement passé de nombreuses parties de mes dimanches à y travailler. Il faut dire que notre backlog était plutôt bien rempli : séances de coaching, supervisions de notre travail par un coach expérimenté, lectures, téléconférences, mises en situation, rédaction d’un mémoire…
A cela s’ajoutaient les missions chez nos clients et le temps dédié à la veille agile.

Pour tous ceux qui ont choisi de faire de cet objectif individuel un objectif commun, une dynamique d’équipe s’est naturellement créée.
Le travail de groupe et l’émulation que je vais décrire sont à nuancer puisqu’ils ont bien fonctionné pour les membres de l’équipe qui ont adhéré à cet objectif commun.

La première étape a consisté à nous créer un canal de communication pour partager nos apprentissages, lectures, articles ou vidéos, notes de téléconférences, ainsi que la planification de nos rencontres.
Une des premières difficultés a été de trouver des personnes à coacher. En faisant marcher notre réseau, nous nous sommes organisés pour que chacun ait le nombre requis de personnes à accompagner.

Au départ, la majeure partie du temps commun de révisions a été exploitée pour répondre aux problèmes rencontrés dans nos coachings. Nous avons pris le temps de répondre aux interrogations et doutes de chacun.
Puis le temps des mises en situation en binôme est arrivé. Là encore, tout le monde a répondu présent pour que chacun réalise l’intégralité de ses exercices avec des partenaires différents.
La relecture de nos mémoires s’est faite de la même manière.
Même les aspects logistiques ont été répartis dans le groupe ! Réservations de salles de réunion, impressions des supports de cours pour chaque membre de l’équipe, partage de fiches de révisions…et tout cela de manière auto-organisée.

Au fur et à mesure que la date de la certification approchait, nos révisions en groupe sont devenues de plus en plus régulières. Nous avons organisé des journées entières de préparation. Ces journées de révisions étaient cadrées : un objectif à atteindre pour la journée, un ordre du jour détaillé et des prérequis.

Les échéances et la planification nous ont donné le rythme pour nous assurer d’être prêts le jour J. Nous devions en effet concilier de nombreuses activités différentes, ce qui n’a pas toujours été évident. Il est arrivé que nous ne puissions pas être au complet lors des séances de révisions. Nous tenions les absents informés de l’avancement et faisions un point de rattrapage la fois suivante.

Chacun était libre de faire des propositions sur le fonctionnement de l’équipe. Certaines étaient acceptées, d’autres rejetées. Tout le monde a joué le jeu.
Chacun a pu apporter sa pierre à l’édifice et chacun a pu bénéficier de l’apport du groupe. Nous avons appris les uns des autres et nous avons pu compter les uns sur les autres. Nous pouvions ressentir toute la motivation et l’émulation qui émanaient du groupe lors de ces journées de travail. Cela faisait plaisir à voir.

Tout cela nous a permis de nous booster encore plus dans nos révisions. Cette motivation à travailler tous ensemble nous a permis de décupler l’envie que nous avions de réussir et cela s’est finalement soldé par notre réussite à tous.

Alors, qu’est-ce qui a bien pu nous motiver autant ? Pourquoi sommes-nous allés jusqu’à prendre du temps personnel pour travailler sur un sujet professionnel ? Qu’est-ce qui a fait que notre envie de réussir a été décuplée ?
A mon sens, cela se résume aux conditions suivantes :

  • Un objectif individuel motivant : développer une posture de coach qui nous permette de mieux venir en aide aux personnes que l’on accompagne et, cerise sur le gâteau, obtenir la certification
  • Un objectif commun motivant : réaliser ce parcours ensemble et s’entraider pour réussir la certification en équipe
  • Un cadre : celui donné par l’école et celui que nous nous sommes fixé
  • Le soutien de l’école, qui nous a guidés tout au long de l’aventure, et celui du management, qui a mis à disposition les moyens pour que nous puissions réussir
  • La responsabilisation et la liberté d’auto-organisation : si le cadre a été fixé, la façon de nous y prendre pour atteindre l’objectif nous appartenait
  • La confiance accordée par l’école, par le management et surtout, celle des personnes que nous avons coachées
  • Le sentiment de progression : notre propre progression mais aussi celle des personnes que nous avons accompagnées. Nous avons acquis de nouvelles connaissances, de nouvelles compétences et l’expérimentation nous a permis de nous sentir de plus en plus à l’aise pour mener les séances.

Tout cela a contribué à la réussite de cette aventure enrichissante, aventure qui a favorisé l’entraide et la cohésion d’équipe.

A présent, le challenge va être de maintenir ce niveau de cohésion et de motivation au sein de l’équipe. Et pourquoi pas identifier une nouvelle ambition commune ?